Biographie

Enfant de la "régie Renault" Eric a grandit à Mantes-la-Jolie. Très vite, il a dessiné le jeudi après midi dans la MJC de Gassicourt et plus tard il s'est inscrit au cours de peinture et de de modèle vivant. À 16 ans, il passe le concours du lycée technique Auguste Renoir et obtient son diplôme en Arts Appliqués pour concevoir des campagnes publicitaires. Mais il n'est pas satisfait de son métier et en parallèle il rejoint un atelier de peinture dans le Xème, rue Béranger et il réalise quelques expos collectives sur Paris. Les échanges entre peintres sont forts et instructifs. Il découvre l'œuvre de Giacometti, Soulages et Basquiat tous les trois sont libres dans leur approche et ça lui plait énormément. Le dessin sera plus fort au fil des années pour devenir essentiels dans ses recherches du trait parfait. Depuis quelques années il se rapproche de quelques artistes qui comme lui cherche la "lumière" à travers la gravure et le dessin. 

Démarche

Le trait est moteur. Il emporte avec lui une ligne, une série de points reliés entre eux, naturellement, de séductions en séductions. Et que devient ce trait ? Que peut-il devenir dans l’adversité du hasard, du papier blanc, du mouvement capricieux de la main ?
Pourtant, il devient. Et l’œuvre d’Eric Dabancourt réfléchit cette métamorphose subtile, habile, unique et singulière. La démarche de l’artiste qui, au gré de ses expériences d’encre et de plume, observe encore et toujours la vie du trait qu’il crée, naissance furtive et instinctive.
Le dessin, c’est une première personne du pluriel qui emmène vers la plus vaste des explorations, celle qui nous unit à l’autre, échange, traverse, transgresse, surpasse, embrasse. Avec ce trait qui est multiple, le trait est plusieurs, et l’accident n’est jamais une impasse. L’accident est prétexte à aller plus loin.
En mêlant l’objet matériel au trait factuel, Eric Dabancourt entend faire dialoguer les mondes sensibles, afin de voir jusqu’où peut s’établir la communication. Comme un petit théâtre d’ombres et de lumières, les obstacles parlent aux chemins, et ne forment plus qu’un, dans l’adversité de la création, sempiternellement soumise aux aléas des interprétations.

 

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Marie 1996
Marie 1997