Biographie

Enfant de la "régie Renault" Eric a grandit à Mantes-la-Jolie. Très vite, il a dessiné le jeudi après midi dans la MJC de Gassicourt et plus tard il s'est inscrit au cours de peinture et de de modèle vivant. À 16 ans, il passe le concours du lycée technique Auguste Renoir et obtient son diplôme en Arts Appliqués pour concevoir des campagnes publicitaires. Mais il n'est pas satisfait de son métier et en parallèle il rejoint un atelier de peinture dans le Xème, rue Béranger et il réalise quelques expos collectives sur Paris. Les échanges entre peintres sont forts et instructifs. Il découvre l'œuvre de Giacometti, Soulages et Basquiat tous les trois sont libres dans leur approche et ça lui plait énormément. Le dessin sera plus fort au fil des années pour devenir essentiels dans ses recherches du trait parfait. Depuis quelques années il se rapproche de quelques artistes qui comme lui cherche la "lumière" à travers la gravure et le dessin.  

 

Démarche

En 1899, le peintre Auguste Renoir a dit à Julie Manet dont l’oncle Edouard Manet faisait parfois des lavis à l’encre de Chine, "Il n’y a que du Noir et du Blanc dans la peinture.
On doit donner au Blanc son intensité par la valeur de ce qui l’entoure et pas en y mettant du Blanc. Dans les œuvres d’un grand peintre, comme les Blancs sont beaux et simples parce qu’il sait leur réserver une place". Chez Dabancourt, cette place essentielle crée
toute la puissance de son travail à l’encre de Chine et la magie du talent opère !
Tous, nous vivons l’émotion mais l’artiste sent davantage. Il a un pouvoir réceptif
différent qui s’incarne dans sa force créative. Plus le sentiment est riche, plus l’inspiration est nourrie. Dabancourt travaille affectivement ses tableaux. Il a besoin d’aimer ce qu’il a laissé maturer une nuit, des jours ou des mois.

"Ça marche ou ça ne marche pas, dit-il, je dois vibrer moi-même de la révélation
de mes encres, de mon trait, de la lumière qui surgit au coeur du Noir".Et ça ne marche
pas toujours...

Créer, c’est aussi renoncer par la grâce de son propre sens critique qui ne fait pas
de cadeau à l’ego du créateur. On reconnaît le véritable artiste à son sens du sacrifice.
Il doit pouvoir renoncer à un tableau qui ne vit pas. Le secret de la belle œuvre est dans cette exigence non-négociable du peintre avec lui-même, comme l’écrivain qui déchire ses pages imparfaites. Le travail à l’encre de Chine ne tolère pas la médiocrité. La lumière du Noir doit, paradoxalement, anticiper la virginale blancheur d’un papier sans concession duquel surgit une émotion libérée par le contraste maîtrisé de deux couleurs qui se marient pour le meilleur sans le pire.
Avec Dabancourt, le Noir et le Blanc s’entendent si bien que leur fidélité réciproque
est une éternité assurée qui dépassera l’existence du peintre, lui, le délicat sentimental attaché à cette encre de Chine comme l’eau à la rivière.
Avec éric Dabancourt, le Noir et le Blanc deviennent une couleur, la couleur
d’une âme bouleversée qui exprime sa sensibilité au monde avec cœur et poésie.
Anne Deschamps
philosophe, un grain de philo contre la folie du monde !

 

Je suis sélectionné pour exposer dans le caveau St Petersbourg de la maison de champagne Veuve Clicquot grâce à l'association LARTVITAVECVOUS au mois d'octobre et novembre 2019. Merci Anne Deschamps pour son intervention (texte ci-dessus) et Coralie Deveney de m'avoir choisi pour mon travail sur les "NOIRS GRATTÈS".


2019 - Le point du jour - (60x60)

Marie 1996
Marie 1997