Expressions # 2

les "NOIRS GRATTÉS"

En 1899, le peintre Auguste Renoir a dit à Julie Manet dont l’oncle Edouard Manet faisait parfois des lavis à l’encre de Chine, "Il n’y a que du Noir et du Blanc dans la peinture.
On doit donner au Blanc son intensité par la valeur de ce qui l’entoure et pas en y mettant du Blanc. Dans les œuvres d’un grand peintre, comme les Blancs sont beaux et simples parce qu’il sait leur réserver une place". Chez Dabancourt, cette place essentielle crée
toute la puissance de son travail à l’encre de Chine et la magie du talent opère !
Tous, nous vivons l’émotion mais l’artiste sent davantage. Il a un pouvoir réceptif
2019 - la lisière - (1000x700)
différent qui s’incarne dans sa force créative. Plus le sentiment est riche, plus l’inspiration est nourrie. Dabancourt travaille affectivement ses tableaux. Il a besoin d’aimer ce qu’il a laissé maturer une nuit, des jours ou des mois.

"Ça marche ou ça ne marche pas, dit-il, je dois vibrer moi-même de la révélation
de mes encres, de mon trait, de la lumière qui surgit au coeur du Noir".Et ça ne marche pas toujours...

Créer, c’est aussi renoncer par la grâce de son propre sens critique qui ne fait pas
de cadeau à l’ego du créateur. On reconnaît le véritable artiste à son sens du sacrifice.
Il doit pouvoir renoncer à un tableau qui ne vit pas. Le secret de la belle œuvre est dans cette exigence non-négociable du peintre avec lui-même, comme l’écrivain qui déchire ses pages imparfaites. Le travail à l’encre de Chine ne tolère pas la médiocrité. La lumière du Noir doit, paradoxalement, anticiper la virginale blancheur d’un papier sans concession duquel surgit une émotion libérée par le contraste maîtrisé de deux couleurs qui se marient pour le meilleur sans le pire.
Avec Dabancourt, le Noir et le Blanc s’entendent si bien que leur fidélité réciproque
est une éternité assurée qui dépassera l’existence du peintre, lui, le délicat sentimental attaché à cette encre de Chine comme l’eau à la rivière.
Avec éric Dabancourt, le Noir et le Blanc deviennent une couleur, la couleur
d’une âme bouleversée qui exprime sa sensibilité au monde avec cœur et poésie.
Anne Deschamps
philosophe, un grain de philo contre la folie du monde !

 


 Deux fils et quatre mains

2019 - 4 mains.1 - (150x210)
C'est en partant des "liaisons" que ma douce à commencer sa broderie. Il s'agit toujours d'une démarche introspective pour nous deux. Nos liens de vies se croisent pour mieux se retrouver sur mes noirs. Brigitte Lagarde et Eric dabancourt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 Les liens

2019 - LiensII (700x1000)
Le trait est moteur. Il emporte avec lui une ligne, une série de points reliés entre eux, naturellement, de séductions en séductions. Et que devient ce trait ? Que peut-il devenir dans l’adversité du hasard, du papier blanc, du mouvement capricieux de la main ?

Mes traits sont paralléles et imprévisibles. Ils se croisent, se touchent et s'éloignent pour mieux se retrouver. Chaque connexion sur la feuille est appliqué sans détour et  sans ménagement pour aller d'un point "A" à un point "B" sans se torturer mais "timidement" se rapprocher.





 

 

Les limites

2019 - LimiteV(300x400)
Pour cette série mes expériences m’emmènent de l’autre côté. Il n’y a plus de frontière. En inversant le noir et blanc, j'entend faire dialoguer les mondes sensibles, afin de voir jusqu’où peut s’établir la communication. Comme un petit théâtre d’ombres et de lumières, les noirs parlent aux chemins et ne forment plus qu’un seul lien, celui de l’amour de l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Liaisons

2019 - montlouis (300x300)
Pour cette série mes expériences m’emmènent sous l’écorce. Il n’y a plus d’enveloppe. J'entend faire dialoguer le solide et le liquide, afin de voir jusqu’où peut s’établir la communication. Tremblante et fragile la plume détermine de nouveaux liens. Je dépouille les noirs et structure le dessin. Chaque accident donne du volume à l’aspect final.

 

 

 

 

 

 

 Nous deux 

Et si la vie à deux ne tenait qu'à un fil.
Nous deux - 2016 - 9 carrés de 300 X 300 (encre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fissure

L'expressionnisme est apparu il y a presque cent ans, dans un contexte de crise sociétale,  comparable à celui de l'Europe actuelle. Les moyens utilisés par les artistes du mouvement, des traits anguleux s'opposant parfois à d'autres plus souple, des couleurs fortes face au gris et à la noirceur. La déchirure au cœur de la société, le cri, l'étouffement des peuples et leurs migrations. Le mouvement du rouge et sa violence, la reddition du blanc et espérer la paix du bleu. L'inversion des couleurs nationale interroge sur l'ordre des choses, mais est surtout l'espoir des migrants de trouver un pays en paix. Les traits à l'encre qui parcourent le triptyque, les déchirures collées qui le ponctuent, la brèche, la fissure d’où émergent les visages noirs qui cris le mal être qui envahit leurs fils de vies.

La fissure 1 - 850 X 650 (collage, encre et acrylique)

La fissure 2 - 850 X 650 (collage, encre et acrylique)

 

La fissure 3 - 850 X 650 (collage, encre et acrylique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes herbes

Les grandes herbes - 2014 - 500 X 460 (encre)

  

 

Le fagot

Le fagot- 2015 - 300X 400 (encre)